Publié dans culture

De la civilisation comme oubli de soi

La question de la civilisation est une problématique essentielle dans la plupart des sociétés modernes où la civilisation renverrait à une méconnaissance de soi.  Nous ne sommes civilisés que lorsque nous nous comportons comme l’autre.  Cela constitue une conséquence notable de la guerre engagée contre nos valeurs et se poursuivant sous d’autres formes. 

 

La civilisation, un concept d’exploitation dans les sociétés modernes africaines

 

Le terme civilisation est un concept qui effraie plus d’un dans nos sociétés modernes. Être un homme civilisé dans ces sociétés modernes, c’est se priver de soi pour tenter d’embrasser l’autre. Cet autrui dont l’objectif n’est autre que de nous écraser en mille morceaux pour réussir sa mission sanguinaire. Cette civilisation, au sujet de laquelle on n’a jamais cessé de nous rabattre les oreilles depuis les temps coloniaux jusqu’à nos jours, n’est-elle pas plutôt une technique d’exploitation et d’anéantissement programmé par les sociétés les plus avancées vis-à-vis des moins avancées ?

 

Parlons de la colonisation !

 

Nous savons qu’en arrivant chez nous, le colon, à travers ses missionnaires ecclésiastiques, n’avait d’autres mots sur ses lèvres que : civiliser les peuples noirs baignés dans l’obscurantisme, disaient-ils.  Ils nous ont fait renoncer à ce qui était le spécifiquement africain et qui faisait notre valeur, notre force. Le noir s’est laissé dépouiller de toutes ces valeurs auxquelles le maître prend possession.

Cette technique n’a jamais été abandonnée par l’autre. Elle a juste changé de visage. À la manière directe a succédé la guerre par proxy. À travers les médias télévisés surtout, ils font attirer nos enfants vers des valeurs n’ayant rien à voir avec leur quotidien pour les empêcher de pouvoir se ressourcer et ainsi semer au fond de leur cœur l’envie de devenir l’autre.  Dépourvus d’une grande rationalité, ceux-ci ne sont pas en mesure de comprendre que ces nouvelles manières ne sont que des techniques de déperdition. La raison faisant l’humanité, une fois que nous nous emparons d’elle, l’être n’est plus en mesure de voir clair.  Il se voit balloter par le vent. Étant privé de sa propre langue et n’ayant pas accès à celle de l’autre, ces enfants sont incapables de se comprendre entre eux a posteriori comprendre ce que disent les autres.  L’avènement des nouvelles technologies a été un moyen salutaire pour s’assurer de la réussite de cette mission destructrice.

Le Malien est devenu un être égaré

C’est la raison pour laquelle nous voyons que les sociétés maliennes sont très culturellement riches, mais également très pauvres sur le même plan parce que dépourvues de toutes leurs valeurs.  Le Malien ne s’y connaît plus.  Il est devenu un être égaré ou plutôt un acculturé qui ne sait que se plaire dans le manteau de l’autre. Cet autre qui ne l’a jamais apprécié et qui ne l’aimera jamais en dehors de ce rapport d’exploitation. Où sont passées la gérontocratie, les valeurs d’hospitalité, les grandes familles qui caractérisaient nos sociétés d’antan ?  Comment sont gérés les mariages, l’éducation des enfants ?  Tout a été bafoué en laissant à la place des valeurs complètement inversées.  Preuve que la guerre par proxy contre nos civilisations est parfaitement réussie. La vraie civilisation aujourd’hui dans nos sociétés est de se laisser perdre dans l’inconnue en s’oubliant soi-même. Quelle société dégénérée !

Devenir soi pour se renforcer !

Il n’y a pas meilleure protection pour un homme que ses propres valeurs. Il convient pour les africains, tout en restant en contact avec la civilisation étrangère, de valoriser ses propres cultures qui constituent pour eux de véritables moyens de civilisation. La meilleure civilisation consiste d’abord à se reconnaitre dans ses propres valeurs tout en restant ouvert à celles des autres. Pour réussir cette mission, il faudrait revoir nos systèmes d’éducation aussi bien familiaux que scolaires. Tout changement nécessaire commence par l’éducation et notamment au niveau de la famille avant de s’étendre à la société par le biais de l’école. Sans des mesures draconiennes, les sociétés africaines risquent de se trouver sans valeurs.

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Le comportement des enfants africains est en discordance avec les valeurs de leur société. Cela se voit à travers leur habillement. Crédit photo: Google
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Publié dans Chronique de dimanche

Mes chroniques philosophiques #3 : une philosophie victime

Le nihilisme est ce qu’a toujours véhiculé cette discipline considérée comme la mère de toutes les sciences ou la science divine par excellence.  Être un vrai philosophe, c’est devenir convenablement un mécréant. C’est ce qu’ont toujours enseigné ces messieurs philosophes déroutant ainsi les apprenants de la bonne voie. Nous les voyons dans les salles de classe avec des habillements décousus sans être capables de comprendre que les réalités des temps se diffèrent grandement. Comment pensez-vous réussir à enseigner une discipline aussi complexe alors que vous êtes incapables de trouver le lien entre les époques ? Tout compte fait, le mal se trouve déjà consommé puisque ces âmes puériles sacralisent leurs dits et les mettent en exécution parce que croyant que le chemin idéal d’accès à cette discipline à laquelle ils n’ont jamais cessé de rêver passe par là. Nous les rencontrons plus religieux puis renégat du jour au lendemain. Les questions de Dieu deviennent pour eux une perte de temps considérable parce que tel est la conception qu’on leur fait gober. Ces messieurs avec une culture manquante se comportant comme des mabouls parmi ce tas de foules railleur de leur talent qu’il considère comme une joie salutaire de cette capacité pitoyable et minable qu’il posséderait sont responsables de cette cacophonie sociétale et scolaire. Cette discipline est victime de ces joueurs de bon office, car ne s’y connaissant aucunement. Voilà que partout cet amour de la sagesse est décrié sur tous les toits comme n’enseignant que des billevesées. La sagesse devient le nihilisme parce que les sages vont en crescendo pendant que l’amour pour  la sagesse va en décrescendo. Socrate n’aurait jamais accepté ce titre bien qu’il en était. La société se donne alors le droit de faire le baptême de cette discipline. L’athéisme, la déstabilisation de l’ordre social, la rêverie, la vésanie font désormais bon ménage à sa place. Elle est victime pour ne rien a voir avec ces idioties que nous lui attribuons et qui ne sont autres que des mauvaises traductions de son langage. La philosophie est avant tout cette discipline réflexive et critique visant l’instauration d’un ordre social  meilleur. Les sabrages contre la philosophie ne sont que des diatribes contre les professeurs chargés l’enseigner.

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La technique d’enseignement actuelle de la philosophie déçoit tous ses spécialistes ainsi que les apprenants. Crédit photo: google
Publié dans les nouvelles technologies

Du travail en abondance, le chômage en recrudescence

Le monde dans lequel nous vivons devient de plus en plus problématique. Plus les opportunités de travail s’ouvrent, moins le travail s’acquiert. Le progrès des nouvelles technologies prend de plus en plus d’ampleur dans nos sociétés, des moins développées aux plus développées. Cela engendre des conséquences désastreuses sur le plan travail.

 

Un monde riche en emploi

Faut-il soutenir l’égoïsme du monde ? Non, nous dirons plutôt que nous vivons dans un monde si paradoxal que l’humain ne maitrise plus rien. Et pourtant, tout relève de son unique et entière responsabilité. Le problème du chômage dans nos contrées est devenu une problématique récurrente contre laquelle tous les gouvernants du monde luttent jour pour jour. Mais ce qui étonne au fond de cette problématique devenue un casse-tête est bien l’abondance du travail que nous constatons au sein de nos États. Quel est ce gouvernant dont le langage ne soutient pas que son pays ne manque aucunement du travail ? Prenons le cas proprement malien pour nous en convaincre. Une fois que les jeunes maliens crient au chômage, tu trouveras des yeux hagards d’ébahissement. Un étonnement qui se suit par une interrogation : Comment manquer du travail dans un pays traversé par deux grands fleuves (le Niger et le Sénégal) ? Des cours d’eau pouvant permettre d’exercer du maraichage, de la riziculture, de la pisciculture et plein d’autres activités tributaires de l’eau.

En ce qui regarde les pays les plus industrialisés, le problème se pose et les mêmes interrogations tombent. Plusieurs industries se trouvent implantées, mais l’acquisition du travail reste un idéal pour les humains. Comme cela semble être paradoxal !

 

Comment avoir du travail en abondance et continuer à se battre contre le chômage ?

 

La cause de ce phénomène paradoxal est simple : c’est la faute à l’homme. C’est pourquoi il faudrait rendre aux grands hommes leur mérite. L’intellectuel anglais du XVIIe siècle, Thomas Hobbes, avançait en parlant de l’État de nature, un état non historique, mais juste répondant à des soucis méthodologiques: « L’homme devient un loup pour l’homme ». Alors l’humanité retraverserait son « état de nature », un état où l’homme devient son propre ennemi à travers ses productions. Le progrès des nouvelles technologies rend le monde plus facile pour l’homme parce que crée de multiples opportunités, mais en même temps le lui rend plus difficile, s’il s’agit de la fabrication des robots, mais aussi de bien d’autres appareils technologiques.

L’automatisation contribue grandement au chômage dans le monde. Les industries qui devaient recruter 100 hommes pour le bon fonctionnement de leurs activités se contentent  de 20 voire 10 hommes pour faire plus efficacement leurs travaux et ipso facto 80 à 90 travailleurs se retrouvent au chômage. Ainsi, plus les technologies prennent le dessus, plus le taux de chômage augmente. Or, cette tendance, la technologisation, s’empare petit à petit de tous les secteurs.

De nos jours, nous commençons à voir naître des poupées sexuelles censées remplacer, dans les jours à venir, les prostituées dans les bars ou les maisons closes. Tous ces constats ne peuvent qu’être craintifs puisque ne pouvant que nous conduire vers le chaos. C’est pour cette raison que l’intellectuel allemand du XXe siècle, Jürgen Habermas, s’insurgeait contre cette nouvelle tendance, l’usage excessif des nouvelles technologies, en recommandant de la faire accompagner par une rationalité plus forte. D’où aussi, avant lui, tout le dégoût de Jean Jacques Rousseau, Intellectuel français du XVIIIe, contre la science parce que celle-ci corrompt nos mœurs, disait-il.

 

Accompagner l’explosion technologique par un esprit rationaliste

 

Tout compte fait, il est plus qu’urgent que nous arrivions à la compréhension que la technologie ne peut jamais remplacer l’homme parce qu’elle manque d’humanisme. Outre cela, que se passera-t-il quand les technologies dégénèrent ou que les robots se révoltent contre le monde ? Le monde sera seulement habité par des robots. Faisons accompagner l’usage des technologies par la raison pour cesser d’être des victimes de nos productions. Ce qui se résume à la célèbre sentence prononcée par Rabelais dans le Pantagruel : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !»

Developpement technologique
L’automatisation mettra fin au travail de maints hommes en les réduisant simplement au chômage. crédit photo: Google
Publié dans la société, Philosophie

Mes chroniques philosophiques #2: Le chemin sans retour !

Trop de problématiques, trop de débats de caniveau. On me casse les oreilles à longueur de journée. Les critiques ? Je me suis immunisé contre ces nombreuses critiques me disant qu’elle n’a pas pu réunir ses fils autour d’un seul et même idéal. Chacun défend la position contraire de l’autre et se croit plus dans le vrai que l’autre. Et pourtant, aucun de ces détracteurs n’est en mesure de me dire ce qu’est la vérité. Me voilà surprendre certains d’entre eux autour de la vérité, chacun se mette à me donner un point de vue différent de celui de l’autre. Tout le monde se croit dans le vrai et se bat pour persister dans sa position. Quelle drogue ! À peine déjà quelques minutes, vous me parliez de problèmes d’unanimité et vous voilà incapable d’en arriver autour d’une simple question que celle-ci. Preuve qu’avoir des points de vue divergeant est différente de problème d’entente. Je ne dis pas que vous faites partie d’elle, mais que vous faites des reproches injustifiés, lesquels la nourrissent et la rend plus forte. Elle est juste celle qui cultive l’amour de la recherche permanente et partant cultive l’esprit en le rendant capable d’analyser les phénomènes. Elle est la mystérieuse. Si tu ne veux pas être compté en elle, ne la critique pas ni en bien ni en mal. Tous les chemins mènent à elle. Voilà qu’est fondé mon amour. Je me retrouve en elle, je l’ai épousé et voilà que je ne peux plus me détacher d’elle. Choisir sa voie, c’est emprunter un chemin sans retour. Elle est le cauchemar de tous les anarchistes, de tous les dictateurs, de tous les violeurs de l’ordre établi.

La philosophie critique, est critiquée mais malgré tout on l'embrasse. Crédit photo : Google
La philosophie critique, est critiquée mais malgré tout on l’embrasse. Crédit photo : Google
Publié dans Afrique, politique

Des Républiques déguisées en démocraties!

Celui qui se donne pour tâche de parler des maux de la démocratie malienne, voire africaine, s’attèle à une lourde tâche tellement ces maux sont innombrables. Le favoritisme régnant dans la plupart de nos démocraties est une conséquence notable de leur caractère élitiste.

La démocratie dans la plupart des pays africains reste victime d’une confusion tellement patente que nous nous demandons s’il existe une différence notable entre elle et une République antique. Faisons un peu de cours de politique. À prendre le mot « République » à son origine, on se rend compte qu’elle dérive de deux mots grecs : RES qui signifie « chose » et de PUBLICA désignant le « public ».

À s’en tenir à cette explication, nous arrivons à la compréhension qu’une République est une « chose publique ». Cela voudrait dire que la République est un pouvoir qui se veut légitime et dans lequel la souveraineté appartient au peuple. Tel était la position défendue par l’intellectuel français du XVIIIe siècle, Jean Jacques Rousseau, qui donne cette définition remarquable de ce régime :

« J’appelle donc république tout État régi par des lois (…) car alors seulement l’intérêt public gouverne, et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain (…) (En note) : Je n’entends pas seulement par ce mot une aristocratie ou une démocratie, mais en général tout gouvernement guidé par la volonté générale, qui est la loi (…) alors la monarchie elle-même est république. » (cf., Le Robert).

À ce premier niveau, il n’y a aucun doute, la République équivaudrait à une démocratie. Mais prenons ce mot dans un sens plus précis qui est celui dans lequel un intellectuel de l’Antiquité, Platon, l’employait. Nous nous rendons compte que les démocraties modernes africaines recouvrent plutôt ce second sens qui est celui de l’élitisme.

Pour faire bref, rappelons-nous de cette fameuse phrase de cet intellectuel qui a fait date :

« Les Maux de la cité ne cesseront que lorsque les authentiques philosophes gouverneront ». Il poursuivait en ajoutant : « Il faut que les philosophes deviennent rois ou que les rois apprennent à philosopher ».

Phrases diversement interprétées parce que mal comprises dans la plupart des cas. Celui-ci voyait comme République un régime au sein duquel ce sont les élites qui sont appelées à gouverner. La gouvernance républicaine doit devenir une question de spécialisation, de formation intellectuelle.

C’est comme si on disait que la gouvernance est réservée à une certaine catégorie de citoyens pendant que d’autres en sont exclus. Dans cette République platonicienne, on se rappelle que les esclaves se devaient d’être esclaves, les gardiens (les militaires) devraient rester dans leur classe sociale. Ainsi, les élites se perpétuent dans leur catégorie. Pareil pour les esclaves et les gardiens. Cet élitisme ne devait souffrir d’aucun mélange si on ne voulait pas voir la cité s’émietter à cause des guerres.

Cette vision républicaine ayant marqué l’antiquité n’a connu aucun changement dans les régimes dits démocratiques africains où on a l’impression que cet élitisme reste en vogue. Le peuple est jeté comme épave puisqu’il n’est jamais concerté, son point de vue n’est jamais pris en compte dans les décisions phares touchant la vie de la nation, pendant qu’il devait être le souverain comme le veut une vraie démocratie.

Des indépendances à nos jours, nous avons l’impression que ce sont les mêmes classes politiques qui gouvernent après avoir engagé une lutte farouche lors des élections. Une période durant laquelle on se rend compte encore de tout le caractère élitiste de ces démocraties. Les candidats ayant suffisamment d’argent pour corrompre les dirigeants sont les seuls habilités à gouverner. C’est alors des démocraties à gouvernance bourgeoise. Les élections constituent une période idéale pour constater la lutte entre plusieurs bourgeois à la course pour le même poste de gouvernance. Du coup, la classe pauvre se trouve écartée de la gestion du pouvoir. Rien qu’à s’en tenir aux frais de candidature qui s’élèvent à 25 millions FCFA au Mali, on se rend compte que les pauvres n’ont pas droit à la parole.

Pour transcender ce cadre électoral, il convient de remarquer qu’au sein de l’Assemblée nationale, les députés au lieu d’être la voix de leur peuple respectif, adoptent des principes n’allant que dans leur propre intérêt, et cela, à l’insu du peuple qui ne se rend compte de cela qu’après adoption. Tous ceux-ci montrent que dans nos démocraties le vrai souverain est écarté de la gestion du pouvoir pour ne faire place qu’aux élites qui gouvernent selon leur propre humeur.

Ces Républiques déguisées en démocraties constituent un obstacle pour le développement des pays africains confrontés à ce problème. Cet élitisme constitue une violation des droits de l’homme ainsi que des principes démocratiques. À ce titre, on ne doit pas le laisser passer. Les maux de la démocratie africaine, voire des démocraties dans le monde, sont innombrables.

Des démocraties en républiques
Des Démocraties déguisées en Républiques
Publié dans Chronique de dimanche

Mes chroniques philosophiques#1: C’est mon rêve!

Vous me dites de dévier de chemin alors que je l’admire malgré les nombreuses difficultés qui jalonnent le chemin menant à elle. Des difficultés servant de force attractive pour moi. Je la choisis parce que j’ai toujours voulu découvrir les nouvelles choses, les choses délaissées par les autres parce que décriées comme insensées. Cependant, une angoisse m’envahit. Va-t-elle m’accepter vu la formation déguillasse dont j’ai bénéficié ? Qu’est-ce qui fonde cette difficulté ? Je dois foncer, au fil du temps, avec le courage dont je jouis, elle finira par m’accepter. Elle n’est pas facile, mais maintes personnes avant moi l’ont bravée. Je finis par comprendre parce que je tiens à elle comme à la prunelle de mes yeux. Elle est fuie parce qu’elle demande un esprit en éveil constant, elle veut vaincre la paresse, elle évoque des choses qui dépassent l’entendement humain. C’est cool ! Je t’admire davantage ! Pourquoi te détester si c’est ce que j’ai toujours voulu découvrir. Ça y est ! Je suis chez moi ! De nombreux critiques s’adressent à elle dans lesquelles je me vois et auxquelles je me défends et la défends de toutes mes forces. Maintenant que je découvre son mystère, je suis toujours sur la défensive. Je ne veux plus baisser la garde. Je cherche jour et nuit sans relâche. Je commence à me faire des idoles. Je suis tenté par ses dits que je voudrais coute que coute mettre en application. Je me vois souvent emporter par le vent sans aucun point de stabilité. Malgré tout, je m’y rattache et cherche ma voie avant de finir par comprendre que la seule voie qui mène à elle est juste la recherche. Elle est cette recherche sans fin. Pour espérer se rapprocher d’elle, il te faut de la témérité. Toutes les voies qui s’élevaient contre elles ne sont que soit celles des angoissées incapables de déceler son mystère soit celles des détracteurs de tout ordre parfait. Tout ce que je sais, c’est qu’elle a marqué ma vie, elle s’est emparée de moi. Je me plais sous son nom. Elle est la chose la plus belle qui me soit arrivée dans mon existence. C’est mon rêve !

Apprendre la philosophie en acceptant de traverser des difficultés. Crédit photo : Google
Apprendre la philosophie en acceptant de traverser des difficultés. Crédit photo : Google
Publié dans A la Une, politique

Une démocratie unijambiste !

C’est regrettable de constater que dans une démocratie naissante comme celle du Mali, l’organisation des élections soient de l’amateurisme conduisant à des conflits difficiles à résoudre par les politiques. Cela prouve que cette démocratie est abandonnée à elle-même, elle marcherait sur un seul pied.

Démocratie unijambiste. Crédit photo : Google
Démocratie unijambiste. Crédit photo : Google

Une démocratie en dégénérescence

Plus de mot pour qualifier la souffrance de la démocratie malienne. Cette élection présidentielle a porté un coup sérieux au cœur de ce régime qui souffrait déjà de maints maux. Si jadis on le désignait comme étant une jeune démocratie, de nos jours, il n’en est plus. La régression a atteint le summum de la dégénérescence.

De la jeunesse, cette démocratie chute et devient un nouveau-né faisant ses premiers pas. Il titube en mettant un pied devant l’autre, il tombe, pleure, se relève, souvent avec le recours des aînés ou des parents qui le dorlotent. La démocratie malienne est devenue malheureusement un nouveau-né, orphelin sans consolation. Ceux censés la secourir reste emportés par un fou désir des quelques richesses que le pays garderait en son sein.
Il n’y a pas de démocratie sans le pluralisme. Celui-ci fonde la démocratie.

Le pluralisme, la force de la démocratie

L’option unijambiste handicape la démocratie. Un mal qui ronge présentement la démocratie malienne. La réussite de la démocratie dépend de l’union et de l’engagement de tous les citoyens pour le progrès de toute la nation. Mais ce que je constate après cette élection présidentielle donne froid au dos et ne peut être sans crainte. Toutes ces manifestations qui inondent les rues de la capitale malienne, ainsi que celles de l’intérieur et de la diaspora ne font pas bon ménage avec une démocratie hostile à des conflits internes.

La démocratie malienne, un orphelin sans consolation

Mais j’ai l’impression, avec ce scrutin, que les politiques ont oublié cet aspect et abandonnent du coup le nouveau-né à lui-même qui devient du coup un orphelin sans consolation.
Le développement reste un idéal même pour les normaux à forte raison un unijambiste.

La démocratie malienne souffrait déjà de plusieurs maux, mais le peuple était toujours régi par une raison raisonnante. De nos jours, tout bascule d’un seul coup. Plus d’espoir. Le pessimisme s’empare de tous les camps. Nul ne songe encore à cet œuf qu’est l’État qui se brise une fois qu’il tombe, chacun courant derrière les intérêts personnels. En termes redondants, les intérêts privés priment sur le général.

Le dialogue comme solution aux maux

Il importe dans cette atmosphère de va-t-en-guerre que les partis recouvrent raison. Un État se dirige par la raison. Celle-ci est exigence de dialogue dans la résolution de tout conflit.

Sans une volonté de résolution rationnelle de cette crise post-électorale que traverse ce pays, on risque de remettre en cause tous les travaux des martyrs de cette merveilleuse démocratie.

Publié dans politique

Une élection sabotée !

Quand on me disait que le Mali n’est pas un pays indépendant, je ne pouvais pas le croire réellement. Mais les élections présidentielles doivent servir de corroboration. Une élection au cours de laquelle je me convainc de l’ingérence de plusieurs pays dans la démocratie malienne dans le seul but de saboter tout ce que mon pays entreprend.

Au Mali,  la crise post-électorale vise en la contestation des bourrages d'urne.  Crédit photo : Google
Au Mali, la crise post-électorale vise en la contestation des bourrages d’urne. Crédit photo : Google

L’élection présidentielle de 2018 au Mali donne une toute vision de la démocratie malienne. Rarement, une élection a été vachement contestée comme ce scrutin présidentiel aussi bien du premier tour que du second tour.

Ce processus électoral émaillé de fraudes massives, de bourrages d’urne comme l’estime l’opposition est la cause cardinale d’une telle contestation. Ce qui, par ricochet, laisse comprendre que les principes minimums pour la bonne organisation d’une élection n’ont pas été respectés par les autorités en charge. Le sentimentalisme ou plutôt le favoritisme sont ce qui tue la démocratie en la baignée à long ou à moyen terme dans des contestations véhémentes pouvant déboucher à une chute dans l’obscurantisme. Le Mali n’est pas loin du gouffre.
Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keita, en complicité avec des chefs d’État antidémocrates de part et d’autre le monde s’est imposé aux Maliens comme pour leur dire, je n’ai pas besoin officieusement de vos voix. La publication des résultats intégraux du premier tour bureau de vote par bureau de vote comme l’avaient exigé plusieurs observateurs a-t-elle été mise en exécution ? Les nombreux cas de fraudes dénoncés par 20 candidats lors de ce premier tour n’ont pas été pris en compte pour vérification sérieuse. Les voix ainsi exprimées ne représentent nullement celles des Maliens. Comme si ceux-ci ne suffisaient pas, la même pratique à continuer au second tour.

L’existence des bulletins votés en avance au compte du président sortant révélés par l’opposition à la veille de ce scrutin en est également des preuves que les voix des électeurs ne comptent pas pour eux. Quant en est-il de la vidéo révélée par ce brave directoire de campagne de l’URD à la veille de la proclamation des résultats où une seule et unique personne émargent à la place de plusieurs personnes?
Tout a été mis en œuvre pour saboter cette élection et remettre sur de mauvais rails la démocratie malienne.

Épargnez-nous désormais de vos méthodes d’asservissement que vous appelez droits de l’homme ou droits internationaux !

Commencez par les respecter vous-mêmes si vous voulez que nous les croyions. « Aucun État ne doit s’ingérer dans les affaires d’un autre État ». Principe clair en soi, mais vide dans un monde en mal d’existence. Combien sont ces antidémocrates qui juste après la proclamation des résultats provisoires se sont précipités pour appeler le candidat IBK et le féliciter d’avoir remporté une soi-disant victoire.

Où étiez-vous pendant que ces nombreuses plaintes se faisaient durant tout le processus électoral ? À leur demander cela, ils nous diront qu’ils n’ont pas le droit de s’ingérer dans les affaires de la nation malienne.

Un langage qu’ils tiennent lorsqu’ils savent l’affaire en question va dans leurs intérêts, mais si c’est le contraire, ils n’hésiteront pas à crier à une violation flagrante de ces droits.

En considérant le président sortant comme vainqueur, c’est lancer un message à la cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs le lundi prochain : tâchez de reconnaitre cette victoire félicitée. C’est la fin de la démocratie et avec elle de la souveraineté du Mali.

La présidentielle de 2018 est l’élection la plus sabotée dans toute l’histoire de la démocratie malienne de par la responsabilité de complices antidémocrates. Les Maliens doivent se chercher une nouvelle indépendance susceptible de leur donner une souveraineté pleine.